Des fenêtres qui parlent 11 mars 2 avril 2017

Toi qui sépares et qui attires,
changeante comme la mer, –

Rainer Maria Rilke

 

Je découvre la fenêtre qui va accueillir mon livre « Ce joli parc doit vous rappeler de belles choses » ( éditions Au Paravent) pour la 16eme édition des fenêtres qui parlent.

« La fenêtre, c’est la frontière entre le public et le privé, c’est l’espace de dialogue entre l’intérieur et l’extérieur. Les fenêtres changent le quotidien des rues, suscitent ainsi la curiosité des passants, leur émotion, leur questionnement et pourquoi pas la rencontre entre passants et exposants, tout simplement entre habitants. »

Cette année, il y aura boulevard de Cambrai à Roubaix, une atmosphère de fête particulière puisque l’on célébrera l’achèvement du magnique boulevard arboré plus ouvert à la promenade à pied et en vélo, ce beau ruban qui relie le parc de Barbieux et le parc Brondeloire.

Je regarde la fenêtre pour l’instant depuis la rue. Elle est très belle et se décline en trois temps ou en trois feuilles, comme un paravent. A travers l’encadrement de chacune, j’y perçois, fugaces, les gestes des trois Parques, ces divinités qui filent la destinée dans la mythologique antique et qui constituent le fil conducteur d’une trilogie sur les parcs à  laquelle je travaille. Le hasard de l’homophonie parc/Parques a aiguisé ma curiosité.

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Pour représenter et marquer ce lien entre le tissage, la confection,l’écoulement du temps et le parc, ce jardin particulier, il m’a semblé intéressant de suivre les gestes de ces trois soeurs fileuses :

Celui de Clotho  signifiant « filer » en grec, qui fabrique et tient le fil des destinées humaines, correspond au travail sur la naissance d’un paysage au parc de Barbieux de Roubaix.(Tome 1). Livre qui s’ouvrira du 11 mars au 2 avril au 20bis boulevard de Cambrai.

Celui de Lachésis, la Parque qui déroule le fil et qui le met sur le fuseau, correspondra au livre consacré au parc imaginaire dans les tableaux d’Antoine Watteau. (Tome 2)

Et celui d’Atropos qui  tranche impitoyablement le fil marquant ainsi la durée de la vie de chaque mortel, accompagnera le livre en cours d’écriture sur le parc disparu du vieil Hesdin, détruit en 1553 (Tome 3).

 

Je regarde pour l’instant la fenêtre depuis l’extérieur…A suivre

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JB Pontalis, Les fenêtres.

 

 

 

 

 

Mille mercis à Myriam Cau et Florence Hennebel, à la famille Hochard et leur belle fenêtre.

http://www.lesfenetresquiparlent.org/

http://www.entre2parcs.com/

http://www.editions-auparavent.fr/

 

Isabelle Baudelet, Ce joli parc doit vous rappeler de belles choses, éditions Au Paravent, 2014.

https://www.facebook.com/Ce-joli-parc-doit-vous-rappeler-de-belles-choses-623061827794427/

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